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NEWFOUNDLAND (TREASURY BOARD) v. N.A.P.E.
Binnie J.
[2004] 3 S.C.R.
established, s. 52 is determined to have been engaged
and the Court turns its attention to what action should be
taken thereunder.
pertinentes lorsque l’on a établi l’existence d’une violation qui ne peut être sauvegardée par l’article premier,
que l’application de l’art. 52 se trouve déclenchée et que
le tribunal examine la mesure à prendre.
I do not read this statement as contradicting what
Lamer C.J. had earlier said in Lee regarding the
legitimacy of a government response to mixed financial and non-financial objectives, particularly when
read with his later statement in the PEI Provincial
Court Judges Reference, already quoted, that “a
measure whose sole purpose is financial” (para. 284
(emphasis added)) is not a sufficient justification
under s. 1. The “sole purpose” test accords well with
the Court’s statement in Martin, quoted above, that
“[b]udgetary considerations in and of themselves
cannot normally be invoked as a free-standing pressing and substantial objective for the purposes of
s. 1” (para. 109 (emphasis added)). This rather qualified dictum was followed up in Figueroa v. Canada
(Attorney General), [2003] 1 S.C.R. 912, 2003 SCC
37, where Iacobucci J. stated, at para. 66:
Je ne considère pas que cette affirmation contredit les propos que le juge en chef Lamer avait tenus
auparavant dans l’arrêt Lee au sujet de la légitimité
des moyens utilisés par le gouvernement pour réaliser des objectifs à la fois financiers et non financiers, particulièrement lorsqu’on les interprète à la
lumière de son affirmation ultérieure dans le Renvoi
relatif à la rémunération des juges de la Cour provinciale de l’Île-du-Prince-Édouard, précité, par.
284, selon laquelle « une mesure dont le seul objectif est d’ordre financier » (je souligne) n’est pas une
justification suffisante au regard de l’article premier. Le critère du « seul objectif » cadre bien avec
les propos susmentionnés de la Cour dans l’arrêt
Martin, selon lesquels « [n]ormalement, les considérations budgétaires à elles seules ne peuvent
pas être invoquées en tant qu’objectif urgent et réel
distinct pour l’application de l’article premier »
(par. 109 (je souligne)). Le juge Iacobucci a adopté
cette opinion incidente plutôt nuancée dans l’arrêt
Figueroa c. Canada (Procureur général), [2003] 1
R.C.S. 912, 2003 CSC 37, où il a dit, au par. 66 :
. . . I do not wish to rule out the possibility that there
might be instances in which the potential impact upon
the public purse is of sufficient magnitude to justify limiting the rights of individual citizens.
. . . je ne voudrais pas écarter la possibilité que, dans certains cas, l’effet possible sur les deniers publics soit suffisamment important pour justifier la restriction de certains
droits des citoyens.
The result of all this, it seems to me, is that courts
will continue to look with strong scepticism at
attempts to justify infringements of Charter rights
on the basis of budgetary constraints. To do otherwise would devalue the Charter because there are
always budgetary constraints and there are always
other pressing government priorities. Nevertheless,
the courts cannot close their eyes to the periodic
occurrence of financial emergencies when measures must be taken to juggle priorities to see a government through the crisis. It cannot be said that in
weighing a delay in the timetable for implementing pay equity against the closing of hundreds of
hospital beds, as here, a government is engaged in
an exercise “whose sole purpose is financial”. The
weighing exercise has as much to do with social
values as it has to do with dollars. In the present
Il s’ensuit, me semble-t-il, que les tribunaux continueront de faire montre d’un grand scepticisme
à l’égard des tentatives de justifier, par des restrictions budgétaires, des atteintes à des droits garantis
par la Charte. Agir autrement aurait pour effet de
déprécier la Charte étant donné qu’il y a toujours
des restrictions budgétaires et que le gouvernement
a toujours d’autres priorités urgentes. Cependant,
les tribunaux ne peuvent pas fermer les yeux sur les
crises financières périodiques qui, pour être surmontées, forcent le gouvernement à prendre des mesures
pour gérer ses priorités. On ne saurait affirmer qu’en
évaluant, comme il l’a fait en l’espèce, un retard
dans l’échéancier établi pour réaliser l’équité salariale en fonction de la fermeture de centaines de lits
d’hôpitaux, le gouvernement entreprend une démarche « dont le seul objectif est d’ordre financier ».
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