408
NEWFOUNDLAND (TREASURY BOARD) v. N.A.P.E.
$10 million for the fiscal year ending March 31,
1991, there would be a deficit of $120 million.
The prospective deficit for 1991-92, unless serious
expenditure cuts were made, would be “in the vicinity of $200 million” (Hansard, supra, at p. 359).
Deficits of this magnitude could have serious consequences for the Province, not only in borrowing
to meet the current account deficit but in refinancing
existing provincial debt as it fell due:
10 millions de dollars pour l’année financière se
terminant le 31 mars 1991, il y aurait un déficit de
120 millions de dollars. À moins d’effectuer d’importantes réductions de dépenses, le déficit anticipé
pour 1991-1992 serait [TRADUCTION] « d’environ
200 millions de dollars » (Hansard, op. cit., p. 359).
Un déficit de cette ampleur pourrait avoir des conséquences graves pour la province en l’obligeant
non seulement à emprunter pour faire face au déficit
comptable courant, mais aussi à refinancer la dette
provinciale existante à son échéance :
There is one rating agency that still gives us an A minus
rating. The other rating agencies were in the B category.
And if our rating were to drop one more notch, and we
would have a B rating, things would get extremely difficult. As the Minister of Finance has explained the financial markets are such that many investors get involved
with only A level bonds — many of the larger investors — so that much less of the market would be available to us and what was available to us we would have to
pay a lot more for.
[TRADUCTION] Une agence d’évaluation du crédit nous
accorde encore la cote A moins. Les autres agences nous
accordaient la cote B. Si notre cote devait baisser davantage et si nous devions obtenir la cote B, la situation
deviendrait extrêmement difficile. Comme l’a expliqué le
ministre des Finances, l’état des marchés financiers est tel
que de nombreux investisseurs n’achètent que des obligations de niveau A — un bon nombre des plus importants
investisseurs — de sorte que nous disposerions d’une part
moins importante du marché et que nous devrions payer
beaucoup plus cher pour la conserver.
.
61
[2004] 3 S.C.R.
Binnie J.
.
.
.
.
.
In the past Governments have allowed the credit rating to
drop. When they ran into trouble in 1985, there was some
trouble, there was a downturn, the credit rating dropped.
It is easy — let the credit rating drop. We no longer had
that luxury. We could not take the chance that our credit
rating would drop one more notch.
Dans le passé, les gouvernements ont laissé la cote de
crédit baisser. Lorsqu’ils ont connu des ennuis en 1985, il
y a eu des problèmes, il y a eu un ralentissement, la cote
de crédit a baissé. C’est facile — laissons la cote de crédit
baisser. Nous ne pouvons plus nous permettre de le faire.
Nous ne pouvions pas courir le risque de voir notre cote
de crédit baisser davantage.
(Hansard, supra, at p. 359)
(Hansard, op. cit., p. 359)
The government’s s. 1 evidence includes its
expenditure reduction program. In addition to the
freeze of wage scales for public sector employees including members of the House of Assembly,
Cabinet Ministers, executives, managers and nonunionized employees, the budgetary measures froze
or cut budgets for government-funded agencies;
closed 360 acute care hospital beds; froze per capita
student grants and equalization grants to school
boards; made government-wide reductions in operating budgets; reduced or eliminated a range of programs; imposed a 10 percent reduction in executive
and management positions; laid off 1,300 permanent, 350 part-time and 350 seasonal employees
and eliminated a further 500 vacant positions in
La preuve du gouvernement fondée sur l’article
premier est constituée notamment de son programme
de réduction des dépenses. Outre le gel des échelles
salariales des employés du secteur public dont les
députés, les ministres du Cabinet, les cadres supérieurs, les gestionnaires et les employés non syndiqués, les mesures budgétaires prescrivaient le gel ou
la réduction des budgets d’organismes financés par
l’État, la fermeture de 360 lits d’hôpitaux pour soins
de courte durée, le gel des prêts et bourses d’études
per capita et des subventions de péréquation destinées aux conseils scolaires, une réduction importante des budgets d’exploitation du gouvernement,
la suppression ou la réduction d’une série de programmes, une réduction de 10 pour 100 du nombre
Select target paragraph3
Connect to a paragraph
Connect to an entity
Disable highlights
Add to table of contents